Venez à la rencontre des auteurs !

Lire en Loir-et-Cher : les rencontres d’écrivains ont commencé !
Six auteurs des éditions P.O.L ont répondu favorablement à notre invitation. Dès le 08 mars ils viendront rencontrer leurs lecteurs  dans neuf bibliothèques et médiathèques du département. En attendant ces moments d’échanges, vous pouvez prendre connaissance de leurs écrits et emprunter les livres dans ces bibliothèques. La rencontre portera sur le roman de la sélection et sur l’œuvre et l’univers des auteurs. Elle sera menée par des bibliothécaires et les lecteurs seront invités à participer aux échanges en posant leurs questions.
Entrée libre.
Inscriptions souhaitées auprès des bibliothèques.
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Lire en Loir-et-Cher 2012-2013 avec les Éditions P.O.L

« Lire en Loir-et-Cher » 2012-2013 : 10 romans extraits du catalogue de littérature française des éditions P.O.L.

Ce blog est ouvert à tous : comités de lecture participant à « Lire en Loir-et-Cher », lecteurs des bibliothèques du réseau de la Direction de la lecture publique du Conseil général du Loir-et-Cher ou visiteurs de ce blog souhaitant faire partager leurs impressions de lecture sur les livres de la sélection.

*Pour participer : laissez un commentaire sous la présentation de chacun des romans.

Si vous souhaitez plus d’informations sur « Lire en Loir-et-Cher »

Venez à la rencontre des auteurs dans 9 bibliothèques du Loir-et-Cher !

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Emmanuelle Bayamack-Tam – La Princesse de.

Daniel a été adopté très jeune par une immigrée polonaise et son petit mari français.

Fasciné par cette mère et sa plantureuse beauté rousse, il s’efforce à la fois de lui obéir et de lui ressembler : or si obéir à sa mère signifie être un homme, lui ressembler signifie être une vamp en guêpière.

Pris entre ces exigences contradictoires, il renonce à la sincérité et relègue ses avatars féminins dans ses abysses personnels, ou encore, comme il le dit lui-même, dans une boîte de Pandore qu’il s’efforce de maintenir fermée.

Avec l’entrée dans l’âge adulte, les choses s’arrangent un peu : il rencontre un homme qui devient à la fois son amant, son mentor et son employeur. Grâce à lui, il va se produire sur scène, travesti en femme, ce qui permet à sa vérité intime de sortir un peu, au moins à la nuit tombée.

Parallèlement, il s’éprend d’un détenu auquel il rend visite tous les dimanches, ce qui l’amène à côtoyer des femmes dont l’homme est en prison.

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Robert Bober – On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux

Ce quatrième roman de Robert Bober s’appelait initialement Je vadrouille autour de mon passé.

« Je vadrouille autour de mon passé, j’en ramasse, ici et là, de menus morceaux, il en traîne un peu partout, je tâche à le reconstituer, comme si l’on pouvait exister une fois de plus… » (Henri Calet, Le Tout sur le tout)

Cette citation décrit au plus près la démarche de Robert Bober mais il a finalement préféré donner pour titre, à son dernier roman, trois vers de Pierre Reverdy.

Le personnage principal, Bernard Applebaum, va être amené à plonger dans l’histoire récente de sa famille. Une histoire qui n’est pas tout à fait anodine : nous sommes à Paris, au tout début des années soixante. Le père de Bernard a été raflé et déporté à Auschwitz, d’où il n’est pas revenu. Sa mère s’est remariée avec un ami d’enfance. Ce deuxième mari est mort dans un accident d’avion après lui avoir donné un fils.
La rencontre d’un certain Robert Bober qui avait été son moniteur en colonie de vacances va donner à la vie de Bernard un tour nouveau. Robert est assistant de François Truffaut sur le tournage de Jules et Jim, il propose à Bernard d’y figurer.

Et c’est à partir de là, parce qu’il emmènera sa mère voir le film, que tout va s’enclencher.

Bernard mène son enquête personnelle sur sa famille, et sur ses origines. Elle le mènera jusqu’en Pologne.

Dans ce roman, le Paris de la guerre et de l’après-guerre s’anime à travers une évocation extrêmement minutieuse d’un monde dont nous n’avons aujourd’hui plus idée si ce n’est à travers les photos de Robert Doisneau ou de Willy Ronis. C’est drôle et terriblement triste à la fois, animé, vivant, nostalgique , mais sans arrêt sur image.

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Nicolas Bouyssi – S’autodétruire et les enfants

Un narrateur évoque ici les huit années qui ont précédé sa naissance et comment ses parents en sont venus à vivre dans un climat d’hostilité permanente.

Un narrateur qui ne parlera pas à la première personne, ne dira « je » qu’à l’évocation de sa naissance, dans les dernières lignes du livre, afin, entre autres, de laisser entendre que le passé de ses parents l’envoûte et le possède tellement qu’il a encore du mal, une trentaine d’années plus tard, à se constituer comme sujet.

À l’origine, Nicolas Bouyssi voulait écrire un texte autobiographique mêlant ses souvenirs à ceux de ses parents…

… C’était un moyen de convertir le réel en fiction… Ainsi, le père se comporte de bout en bout du texte comme un zombie. Il habite avec sa femme et sa fille dans une structure qui n’existe pas quoiqu’elle s’inspire de grands complexes commerciaux construits aux États-Unis, à Shanghai, ou à Dubaï, et de ce que plus généralement on nomme les « gated communities ».

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Julie Douard – Après l’enfance

Dans son premier roman, Julie Douard a voulu redécouvrir les poses de l’adolescence, cette arrogance et ce misérabilisme qu’on affiche quand on a quinze ou seize ans.

Lui sont revenus en mémoire ces premières fois, les palpitations, les déceptions, l’amour et le sexe qui ne font pas toujours cause commune, et surtout cet optimisme qui nous tient à cet âge car même lorsque tout va mal, on sait que l’on a devant soi le temps d’une vie pour voir venir.

À la faveur d’une interrogation sur sa filiation, le petit héros de Julie Douard va vivre un éveil des sens très agité, découvrir sous son vrai jour le monde des adultes, ses misères, ses turpitudes, son ridicule, et faire l’expérience douloureuse des intermittences du cœur.

Après l’enfance est un roman d’éducation assez particulier, d’une drôlerie pince-sans-rire.

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Nicolas Fargues – La Ligne de courtoisie

Incapable de lire les rapports humains autrement que sous l’angle de l’indifférence ou du vil intérêt de l’une ou l’autre des parties en présence, le narrateur s’entête, tout au long d’une errance de rencontres qui le mènera jusqu’en Inde du sud, à se montrer obligeant avec tout le monde et en toute circonstance.

Il faudra à notre héros une épreuve supplémentaire de patience aux guichets de la Poste pour admettre enfin que la courtoisie, ce n’est pas ce que l’on demande à un homme pour mériter l’attention d’autrui.

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Paul Fournel – La Liseuse

Depuis 1452 et la parution de la Bible à 32 lignes de Gutenberg, le texte et le livre ont partie liée : publier un texte c’est faire un livre, lire un livre, c’est lire un texte, acheter un texte, c’est acheter un livre.

Ce récit commence le soir où la petite stagiaire discrète apporte à Robert Dubois le vieil éditeur, encore directeur de la maison qui porte son nom, sa première liseuse. Ce bel objet hightech qui le regarde de son écran noir, lui annonce que sa vie est en train de basculer.

Que va devenir son métier maintenant que le texte et le papier se séparent ? Quelque chose couve qui pourrait fort bien être une révolution. Il le sait et cette perspective le fait sourire.

La vie continue pourtant à l’identique, Dubois déjeune avec ses auteurs, voyage chez les libraires, rencontre les représentants, mais il porte sa liseuse sous le bras qui lui parle déjà d’un autre monde…

De toute la force de son humour, de son regard désabusé et tendre il regarde changer son monde et veille à garder, intact au fond de lui, ce qui jamais ne changera : le goût de lire.

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Iegor Gran – L’Écologie en bas de chez moi

Il semble qu’aujourd’hui le développement durable soit la seule idéologie qu’il nous reste. De facture relativement récente, on la retrouve cependant partout, tout le temps. Elle accommode l’école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique… Le Pape même s’y est mis. Sujet incontournable, consensuel ou presque…

… Et comme le développement durable est une idéologie transversale, il permet d’aborder les sujets aussi variés (et passionnés) que les limites de la science, l’opportunisme politique, l’économie de marché, les rapports Nord-Sud, l’avenir de la civilisation, le rapport aux croyances, le rôle de la culture, etc. Iégor Gran ne s’en est évidemment pas privé, concevant son livre comme un arbre de Noël : sur le tronc central de la discussion de fond, il a accroché des notes de bas de page où il explore certains abysses de la bêtise humaine tout en faisant avancer le récit. Car il s’agit d’un récit tout autant que d’un essai, d’une autofiction tout autant que d’un roman.

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Jacques Jouet – La seule fois de l’amour

Ce court roman (qui n’est pas un roman oulipien, hormis peut-être ce sujet d’un « projet de vie »), est celui d’une figure de femme, aujourd’hui, ni pudibonde, ni romantique, plutôt simplement décidée.

Victoire a un projet, qui est un projet de vie, qui est un projet de vie amoureuse : elle connaîtra dans sa vie un amour et un seul, ni plus ni moins. Avec cet amour, elle fera l’amour une fois et une seule.

Rien ne dit que Victoire réussira son projet.

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Atiq Rahimi – Maudit soit Dostoïevski

Le nouveau roman d’Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, s’inspire de Crime et châtiment, de Dostoïveski – d’où son titre. Il s’en inspire quant à la trame et à certains des personnages mais, qu’on ne s’y trompe pas, c’est un Crime et châtiment largement revu et corrigé et de plus, immergé dans la réalité afghane d’aujourd’hui…

Ainsi le héros, Rassoul vient d’assassiner une rentière…

Son forfait commis, il est rongé par le remords et la culpabilité. Lui vient aussi l’intuition que son crime a quelque chose d’exemplaire dans le contexte de guerre civile et d’effondrement de toutes les valeurs qui est celui de l’Afghanistan et de Kaboul où règnent sauvagerie et corruption.

Alors, il veut se livrer à la police, à la justice.

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