Nicolas Bouyssi – S’autodétruire et les enfants

Un narrateur évoque ici les huit années qui ont précédé sa naissance et comment ses parents en sont venus à vivre dans un climat d’hostilité permanente.

Un narrateur qui ne parlera pas à la première personne, ne dira « je » qu’à l’évocation de sa naissance, dans les dernières lignes du livre, afin, entre autres, de laisser entendre que le passé de ses parents l’envoûte et le possède tellement qu’il a encore du mal, une trentaine d’années plus tard, à se constituer comme sujet.

À l’origine, Nicolas Bouyssi voulait écrire un texte autobiographique mêlant ses souvenirs à ceux de ses parents…

… C’était un moyen de convertir le réel en fiction… Ainsi, le père se comporte de bout en bout du texte comme un zombie. Il habite avec sa femme et sa fille dans une structure qui n’existe pas quoiqu’elle s’inspire de grands complexes commerciaux construits aux États-Unis, à Shanghai, ou à Dubaï, et de ce que plus généralement on nomme les « gated communities ».

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11 réponses à Nicolas Bouyssi – S’autodétruire et les enfants

  1. Michel C. dit :

    Réaction première, primaire? Désespérant, triste, ennuyeux parfois, long, trop long, que j’ai été tenté de lire en diagonale mais lu jusqu’au bout espérant que cela allait finir par s’améliorer. Je n’ai pas aimé ce livre mais certainement pas compris toutes les intentions de l’auteur, bloqué par le coté répugnant, au propre comme au figuré, du personnage masculin principal. Je ne le relirai pas pour tenté d’approfondir.
    S’il y a une base autobiographique, il y a de beaux jours pour les psy.

  2. Ping : Lire en Loir-et-Cher | Bibliotheque de Bracieux

  3. TISSIER M. comité de St Laurent-Nouan dit :

    Le titre est particulier, on comprend après la lecture que le père s’autodétruit et on imagine les répercussions sur les enfants présents et à venir. L’écriture est saccadée, les phrases plutôt courtes, ce qui ajoute au pessimisme ambiant et à la dureté de l’histoire. C’est trop triste, on a envie de donner un coup de pied dans la vie de cette famille pour que chacun puisse reconstruire quelque chose de sain. Je n’aime pas.

  4. lang christine dit :

    C’est l’histoire d’un couple racontée par une « voix off » in utero.
    Le contexte anonyme, pas de noms propres, et les repères spaciaux-temporaires non définis plongent le lecteur dans un univers angoissant et artificiel.
    La scène de ménage est atrocement pénible. La déchéance alcoolique du père s’accompagne de violences physiques et psychiques insoutenables.
    On a peur pour la vie de la mère, pour celle de l’enfant.
    Episode surréaliste pathétique de la visite des étages pairs…

  5. Frédérique dit :

    Livre fastidieux et fascinant, ni plaisant ni distrayant. Je suis allé jusqu’au bout espérant je ne sais quoi. À l’origine, Nicolas Bouyssi voulait écrire un texte autobiographique, j’espère pour lui qu’il a beaucoup dérivé.

  6. christine lang dit :

    erratum de mon commentaire du 18/8 :
    spatiaux temporels

  7. Billevesées - Comité de lecture de St Laurent dit :

    Mon intérêt pour cette lecture s’est un peu aiguisée au moment où la famille s’installe dans ce grand ensemble ; L’accès aux seuls étages pairs (ou impairs) de ces immeubles, cette vie totalement codifiée m’ont fait espérer un moment que nous allions basculer dans un récit genre « un bonheur insoutenable » de Ira Levin ?
    Que nenni ! Très vite malheureusement on revient au point de départ et à la monotonie générale de l’oeuvre : violence, alcool, médicaments, vomissures etc …
    Quelques bons moments de suspense mais le roman aurait sûrement gagné à être écourté.
    Déroutant et quand même un peu nauséabond !l

  8. Comité de lecture MONTOIRE dit :

    Réactions des membres du comité: « Terrible », « Triste car cela sonne vrai », « Univers glauque », « un pamphlet sur la société d’aujourd’hui », « déprimant », « Monde de fou », « style littéraire plaisant surtout avec l’effet de style du narrateur ».

  9. Michel P. dit :

    Psychanalyse pré-natale.
    Un petit garçon qui n’est pas encore né raconte la vie de ses parents et de sa petite soeur qui vivent dans un lieu improbable voire absurde, avant sa naissance. Un père en dépression, alcoolique, drogué aux médicaments, inapte au travail, une mère qui, néanmoins, aime son mari, qui travaille pour faire vivre la famille, et une (grande) soeur qui a du mal à se situer dans ce milieu familial.
    Livre répétitif, atmosphère pesante.

  10. Michèle Faraut Comité de lecture de Mer dit :

    Le titre déjà!!! Quelle histoire nauséabonde! Réalité ou imagination féconde?? Peut-on tirer satisfaction, plaisir, voire gloire à avoir écrit une aussi piètre et peu ragoutante histoire?

  11. Claudine Boissier Comité de lecture de Mer dit :

    Jusqu’ou l’amour peut-il faire supporter les violences? Une histoire écrite d’une seule traite et qui met mal à l’aise. Après la page 188, j’ai plus parcouru que lu, sauf les dernières pages.

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