Nicolas Fargues – La Ligne de courtoisie

Incapable de lire les rapports humains autrement que sous l’angle de l’indifférence ou du vil intérêt de l’une ou l’autre des parties en présence, le narrateur s’entête, tout au long d’une errance de rencontres qui le mènera jusqu’en Inde du sud, à se montrer obligeant avec tout le monde et en toute circonstance.

Il faudra à notre héros une épreuve supplémentaire de patience aux guichets de la Poste pour admettre enfin que la courtoisie, ce n’est pas ce que l’on demande à un homme pour mériter l’attention d’autrui.

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8 réponses à Nicolas Fargues – La Ligne de courtoisie

  1. Monique M. dit :

    Nicolas Fargues, plus fin et profond qu’il n’y parait, nous convie à une observation clinique des rapports humains. p. 50, description de Maud la petite amie de son fils Stan.. En une phrase, tout est dit de l’égoïsme profiteur et de la ligne de courtoisie virtuelle qu’on ne devrait jamais laisser franchir par les autres envers soi-même..Au risque de craquer violemment un jour face à un inconnu vous manquant de respect dans une file d’attente de la Poste.
    L’auteur a comme un détachement scientifique (voir tout le vocabulaire qui n’est pas du tout gratuit…) à contempler sa (nos ?) petite vie d’insecte pris dans la toile.. d’araignée.. Son héros écrivain est dans le creux de la vague, sans ami, seul en famille, avec une compilation d’amourettes non durables et en instance plutôt difficile de divorce. Père de deux ados d’époque. Son fils connecté à ses écouteurs ne sait les retirer et lui parler gentiment en le regardant avec intérêt, c’est le cas de le dire, qu’en cas de besoin.. L’ intermède exotique du héros en Inde pour se remettre à écrire fait long feu, il ne trouvera bien sûr que lui-même, sa « politesse bêlante » et les mêmes autres désobligeants qu’il laisse faire.
    C’est toujours un plaisir de lire de jolis mots qu’on ne voit pas souvent (glabre et glabelle, il y’en a beaucoup d’autres) et aussi de belles phrases.
    Et puis le héros reconnait que des lecteurs lui restent fidèles et l’encouragent encore quand tout va mal. -) p. 77.. On parle de nous là ?

  2. Billevesees Comité de lecture de St Laurent dit :

    Ce n’est pas de la courtoisie, c’est de la veulerie : voilà un homme prêt à tout pour éviter les difficultés et les affrontements avec ses proches, ses enfants et … lui-même !
    A tel point qu’il préfère prendre la fuite vers Pondichery.
    Je ne sais si le personnage est magnifique d’abnégation ou méprisable de lacheté.
    Et pourtant l’ouvrage est bien écrit, plein d’humour.
    Je déplore toutefois les « enchevêtrements syntaxiques » dont l’auteur abuse mais qu’il se reconnaît à lui même.

  3. lang dit :

    Comme la personne du CL de lecture de Saint Laurent Nouan, je déplore les phrases très longues.
    Roman « sympa », rapide à lire, une qualité d’écriture à souligner malgré le manque d’originalité. Je déplore la facilité avec laquelle des écrivains dits « en vogue » réjouissent leur public en écrivant des histoires vite oubliées. Je n’ai pas acheté le roman, je l’ai simplement emprunté. Voir l’article de presse sur l’invitation à lire dans la rubrique des lectrices du magazine « ELLE » de décembre 2011.

  4. Comité de lecture MONTOIRE dit :

    Réactions des membres du comité: « Enervant ! », « Compliqué », « Description du début génial…mais cela s’arrête après », « artificiel », « Ne raconte pas grand-chose ».

  5. Michel P. dit :

    Amusant grâce à l’ usage exponentiel d’adjectifs, de compléments du nom, de phrases alambiquées dont Nicolas Fargues fait un emploi immodéré.
    Dommage que le roman ne soit pas rédigé de cette manière d’un bout à l’autre. Quant au fond de l’histoire… ! !
    Quelques morceaux de bravoure :
    - page 22 : le petit con
    - pages 18-19 : au magasin
    - pages 17-18 : présentation de Hidaya…

  6. Aurélie Bouquin Comité de lecture de Mer dit :

    Ce roman m’a un peu ennuyée, j’ai eu du mal à m’intéresser aux problèmes de cet écrivain sans inspiration qui semble mépriser tout le monde, y compris son propre fils. Le voyage en Inde semble prometteur, mais se révèle sans interêt pour le lecteur…

  7. Michel C. dit :

    Ce court roman se révèle….long, bien trop long. Lecture rapidement ennuyeuse après des débuts prometteurs. Déception, mais regard lucide sur certains aspects de notre société occidentale. Le voyage en Inde m’a semblé artificiel et bourré de clichés. Comme je n’ai pas été séduit par le style ni par l’écriture, le bilan est globalement négatif.

  8. Loir et Cher dit :

    Grosse déception pour ce roman. L’idée du voyage en Inde était intéressante mais on se retrouve avec quelque chose de superficiel.

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