Iegor Gran – L’Écologie en bas de chez moi

Il semble qu’aujourd’hui le développement durable soit la seule idéologie qu’il nous reste. De facture relativement récente, on la retrouve cependant partout, tout le temps. Elle accommode l’école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique… Le Pape même s’y est mis. Sujet incontournable, consensuel ou presque…

… Et comme le développement durable est une idéologie transversale, il permet d’aborder les sujets aussi variés (et passionnés) que les limites de la science, l’opportunisme politique, l’économie de marché, les rapports Nord-Sud, l’avenir de la civilisation, le rapport aux croyances, le rôle de la culture, etc. Iégor Gran ne s’en est évidemment pas privé, concevant son livre comme un arbre de Noël : sur le tronc central de la discussion de fond, il a accroché des notes de bas de page où il explore certains abysses de la bêtise humaine tout en faisant avancer le récit. Car il s’agit d’un récit tout autant que d’un essai, d’une autofiction tout autant que d’un roman.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

7 réponses à Iegor Gran – L’Écologie en bas de chez moi

  1. christine dit :

    Je n’ai pas apprécié ce récit dont la lecture s’est arrêtée à la page 45.
    C’est un pamphlet anti-écologique ridicule et médiocre.

  2. Michel C. dit :

    Séparer le fond de la forme, le scientifique du sociologique. Je n’ai pas les compétences pour juger du fond scientifique, je partage l’analyse sociologique faite par l’auteur de l’écologie et du développement durable. Pour la forme: un vrai régal! Drôle, impertinant, parfois caricatural, avec juste ce qu’il faut de mauvaise foi assumée!
    Que de sourire et de rires au cours de cette lecture. La pensée unique branchée a fait de ce sujet important un dogme de l’apocalypse imminente, Iegor Gran le déboulonne avec humour et jubilation.
    Christine, quel talent! Jugement définitif sur 45 pages! Ne pas aimer soit, ridicule et médiocre uniquement sur quelques pages de lecture, un peu court.

  3. Frédérique dit :

    Moi j’ai tout lu consciencieusement et courageusement. Je me suis ennuyée.
    Une caricature, une Logorrhée, quoi dire d’autre
    L’auteur est tout à fait contre mais pour « Quoi » est-il ?
    J’ai retenu :
    - LA SCIENCE va tout sauver p 96 97 98
    - Adepte de l’horoscope on comprend que si tout est écrit rien n’est à faire …. p 132
    Une commande ? Ceci expliquerait cela

  4. Comité de lecture MONTOIRE dit :

    Réactions des membres du comité: « J’aime le côté iconoclaste de l’auteur », « Sarcastique et humour noir, j’adore ! », « Spectateur cynique du monde qui l’entoure », « Politiquement incorrect par ses questionnements, mais très intéressant », « envie de le rencontrer », « fatiguant »,« j’ai arrêté page 18 ».

  5. Michel P. dit :

    On réagit à ce livre,condensé de mauvaise foi, sans doute en fonction de sa sensibilité à l’écologie, celui qui fait des efforts ou celui qui a décidé qu’il n’en ferait pas, Iegor Gran se situant de ce côté-ci.
    Mais contrairement à d’autres, je n’ai perçu aucun « humour » dans ce roman que j’ai trouvé parfaitement affligeant.
    J’ai relevé au cours de ma lecture quelques passages qui m’ont fait bondir de ma chaise :
    Chapitre 4, Iegor Gran aurait pu se dispenser de faire référence à Nostradamus, aux Témoins de jéhovah, à Maître Dang (pages 34-38), au livre d’Enoch, de Daniel, ce qui ôte toute crédibilité, tout sérieux au livre.
    Chapitre 5 : chez Biocop, les vendeuses sont froides et laides. Sans doute, ailleurs, toutres les vendeuses sont-elles chaleureuses et jolies !
    Les écolos sont tristes, manquent d’humour (page 52), lui est ironique, ce qui lui donne le droit « d’être con » (page 53) (Je confirme, il l’est !)
    page 57 : « Mathieu, son fils dégénéré joue à lancer le ballon de foot contre la porte de l’ascenceur » sous-entendu, tous les fils d’écolos sont des dégénérés ?
    page 59 : « il est coiffé proprement, il porte un blazer Ralph Lauren et des lunettes rondes en métal, mais c’est la même intransigeance sectaire, la même certitude dans les yeux », il est bien connu que l’habit fait le moine et que tous les écolos sont des sectaires !!
    Chapitre 7 (pages 60 à 64) : son ami Vincent (on en doute…) a accroché un nu dans son salon, et l’a entouré « d’un cadre lourd, en laque noire et baguette dorée, un cadre cher, pour mettre en valeur une image chère, c’est déplacé, presque kitsch. »
    Son ami Vincent a mauvais goût (sous-entendu, les écolos ont mauvais goût ? Iegor Gran sait ce qui est beau, lui !)
    Chapitre 18, page 163 : Il n’empêche que dix jours plus tard….puis je comprime mes trois boîtes…. A la quatrième, je m’ouvre la paume avec une agrafe… Je ne me suis pas embêté avec le cinquième carton. Poubelle ordinaire et dégagez. »
    Comment qualifier une attitude pareille ? C’est sûr, je n’aimerais pas avoir Iegor Gran comme voisin !!

    Je vous épargnerai « le prurit écolo », obsession de Iegor Gran (pages 22, 52,…), des abysses de l’Indre, merci, les habitants de ce département vont apprécier !

    D’autre part, je me suis demandé si on manquait de relecteurs chez P.O.L. : le livre a-t-il été relu ? Les notes en bas de la page 87, chapitre 10, n’ont pas été complétées mais sont toujours en brouillon-à vérifier-tiens donc, Iegor Gran n’est même pas sûr de ses sources ? Idem page 130, chapitre 15.
    page 45 : équinoxe de printemps dans l’hémisphère sud le 25 octobre. Ah ! bon ! ne s’agirait-il pas du 25 septembre ?

    Bref (si l’on peut dire), vous aurez compris que je n’ai pas aimé ce livre ; je ne l’ai lu qu’au premier degré, je manque d’humour comme un petit écolo de base (tout petit).
    Mais je dois le concéder, je suis de temps en temps d’accord avec lui, par exemple quand il dénonce page 51, la compensation carbone qui absout celui qui pollue et qui lui donne bonne conscience…

  6. Michèle Faraut Comité de lecture de Mer dit :

    Intéressant, que l’on soit ou non de son avis. L’auteur ne croit pas au réchauffement climatique et sature de tous les discours et contraintes écologiques. Argumenté avec humour, son discours passe bien. Dénigré avec cynisme, l’écologiquement correct vole en éclats.

  7. Claudine Boissier Comité de lecture de Mer dit :

    Ananlyse bien faite de l’écologie: en effet, il faut savoir ne pas aller à l’extrême ou alors « vive l’homme de Cro-magnon », et encore…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>